L’Association québécoise de la dégénérescence maculaire recherche un Agent-e de développement philanthropique
4 juillet 2026
Cette année, la Semaine de la canne blanche s’est déroulée du 1er au 7 février 2026. Cette semaine visait à sensibiliser le public à la réalité des personnes aveugles ou ayant une limitation visuelle, à promouvoir leur autonomie et à souligner l’importance de l’accessibilité et de l’inclusion dans toutes les sphères de la société. Voici quelques moments forts de cette semaine que nous avons compilés pour vous!
Donner son code bancaire à un inconnu. Confier sa carte à un commis pour payer. Demander au serveur d’entrer son propre pourboire.
Pour des milliers de personnes aveugles ou malvoyantes au Canada, ces situations à haut risque de fraude et d’abus financier font encore trop souvent partie du quotidien.
À l’occasion de la Semaine de la canne blanche, le Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM) dénonce ce retard et remet ses prix annuels Coup de cœur et Coup de gueule.
Le Coup de cœur vise à mettre en lumière une initiative qui constitue une avancée en matière d’accessibilité et de respect des droits des personnes handicapées visuelles, alors que le Coup de gueule vise à en dénoncer une situation de recul.
Le RAAMM décerne son Coup de gueule aux gouvernements fédéral et provincial pour l’absence de lois assurant des terminaux de paiement accessibles au Canada et au Québec
Alors que l’Europe impose depuis juin 2025 des terminaux de paiement accessibles, le Canada et le Québec n’ont toujours pas adopté de législation comparable. Par conséquent, des citoyens se voient forcés de dévoiler leur code confidentiel ou de laisser un tiers manipuler leur carte bancaire, s’exposant ainsi à des risques réels de fraude ou de vol
« Il est inacceptable qu’en 2026, des citoyens canadiens doivent encore dépendre d’un inconnu pour payer un café ou faire leurs courses, affirme Pascale Dussault, directrice générale du RAAMM. Des terminaux de paiement accessibles sont essentiels pour assurer l’autonomie et la sécurité financière des personnes aveugles ou malvoyantes. »
L’action du RAAMM
Face à ces enjeux, le RAAMM agit concrètement pour faire avancer l’accessibilité des terminaux de paiement. L’organisme a développé plusieurs outils pour sensibiliser, informer et mobiliser le public et les commerçants :
Le RAAMM remet son Coup de cœur annuel à l’Acte européen sur l’accessibilité, entré en vigueur en juin 2025. Cette directive exige que tous les terminaux de paiement intègrent des écrans lisibles et contrastés, des indications sonores et une ergonomie adaptée.
Cette législation permet aux personnes aveugles ou malvoyantes de saisir leur code en toute confidentialité, de vérifier les montants et de conserver un contrôle total sur leurs transactions.
À l’occasion de la semaine de la canne blanche, le RAAQ a publié un communiqué de presse annonçant le lancement du guide « Mon TPE est-il accessible? », conçu pour aider les commerces à mieux comprendre les obstacles rencontrés par les personnes aveugles ou malvoyantes lorsqu’elles utilisent un terminal de paiement, et à adopter des pratiques simples pour rendre les paiements plus accessibles.
Nous vous invitons à partager ces ressources avec vos proches, parents et amis. Restez à l’affût, d’autres actions sont à venir!
Nous vous invitons à découvrir et à diffuser largement notre vidéo de sensibilisation sur l’accessibilité des terminaux de paiement électronique (TPE), un enjeu essentiel pour l’autonomie des personnes aveugles ou malvoyantes.
Votre mobilisation est indispensable pour mieux faire connaitre cette réalité. Nous vous invitons à partager la vidéo ainsi que le guide « Mon TPE est-il accessible? » dans vos réseaux, sur vos plateformes et auprès de vos partenaires locaux, particulièrement ceux en lien avec les commerces. Ce sont des outils concrets pour encourager des pratiques plus inclusives.
Nous sommes heureux de vous annoncer que la nouvelle édition de l’InfoRAAQ est maintenant en ligne. Cette publication annuelle rassemble les informations essentielles concernant les actions, les revendications et les projets portés par le RAAQ. Ce bulletin vise aussi à mieux faire connaitre au grand public les enjeux importants pour notre communauté.
Pour que chacun puisse y accéder facilement, l’InfoRAAQ est offert en plusieurs formats :
Vous pouvez accéder à toutes les versions ici :
Nous vous invitons à consulter ce bulletin, à le faire circuler dans vos réseaux et à l’utiliser comme outil d’information auprès de vos membres.
À l’occasion de la Semaine de la canne blanche 2026, le RPHV (03-12) a publié, le 2 février, un rapport d’évaluation du fonctionnement des signaux sonores sur le territoire de la Ville de Québec.
Cette enquête, financée par l’Office des personnes handicapées du Québec, jette une lumière nouvelle sur l’accessibilité des intersections munies de signaux sonores de la Ville de Québec en plaçant l’expérience utilisateur au cœur de la démarche. Pour en apprendre davantage sur la démarche, vous pouvez consulter le communiqué présentant le rapport d’évaluation du fonctionnement des signaux sonores réalisé par le RPHV (03-12).
À la suite de la publication de cette étude, le journal Le Soleil a publié, le 5 février, un article intitulé « Une traverse sonore sur quatre jugée risquée à Québec » que vous trouverez ci-après.
Simon Carmichael, Le Soleil
Près d’un passage piéton équipé d’un feu sonore sur quatre à Québec offre un «faux sentiment de sécurité» aux personnes malvoyantes, dénonce le Regroupement des personnes handicapées visuelles, qui a analysé près de 190 intersections de la capitale.
La Ville de Québec a encore du travail à faire pour sécuriser le parcours de ses résidents qui ont un handicap visuel, constate une étude réalisée l’été dernier.
Le Regroupement des personnes handicapées visuelles de Québec-Chaudière-Appalaches a évalué la sécurité de 190 intersections et plus de 250 «couloirs de traversées» avec système sonore d’un bout à l’autre de la Ville de Québec.
Ces feux, installés sur le trajet des personnes qui vivent avec un handicap visuel, émettent différents sons lors de la phase piéton pour les diriger. «C’est notre équivalent de la lumière verte et du petit bonhomme qui clignote», résume le directeur général du Regroupement des personnes handicapées visuelles de Québec-Chaudière-Appalaches, René Binet.
Pratiquement le quart (24 %) des feux sonores analysés ont été jugés risqués. Bien qu’elles soient en théorie adaptées et universelles, les intersections présentaient au moins 75 risques pour ceux qui vivent avec un handicap visuel lors de l’étude.
Les principaux problèmes concernaient le volume trop faible des signaux sonores qui nuit à l’orientation et le manque de localisateur sur les îlots refuges.
L’étude a également révélé l’absence de plusieurs panneaux interdisant de tourner à droite au feu rouge à 16 intersections. L’interdiction est pourtant obligatoire partout où il y a un signal sonore, rappelle la consultante en accessibilité universelle Julie-Anne Perrault, qui a pris part à l’étude.
«La personne s’attend à ne pas croiser de véhicule qui tourne à droite parce qu’elle entend le signal, mais il n’y a pas de panneau qui l’interdit. C’est comme s’il y a un bris du contrat psychologique avec la personne.»
Le Regroupement des personnes handicapées visuelles a aussi identifié en moindre nombre des problèmes liés à des boutons brisés, des obstacles et de la voirie en mauvais état dans sa tournée de la Ville de Québec.
Majoritairement utilisable, mais «irritant»
Malgré la soixantaine de risques identifiés, le réseau piéton de Québec reste «majoritairement utilisable au quotidien», conviennent les auteurs de l’étude.
Ils notent aussi que la capitale obtient sensiblement les mêmes résultats que Montréal, où une étude similaire a aussi récemment été réalisée.
Reste que l’accumulation «de petites choses» finit par «créer un faux sentiment de sécurité» chez ceux et celles qui ont un handicap visuel, insiste le Regroupement des personnes handicapées visuelles.
«Il y avait beaucoup de petits irritants, explique Julie-Anne Perrault. La majorité du temps, on peut traverser la rue, mais il y a des éléments qui vont nuire à la sécurité ou à l’orientation […] Alors il faut corriger ça.»
Les auteurs du rapport notent d’ailleurs que la Ville de Québec «fait preuve d’une grande réactivité pour corriger les problèmes une fois qu’ils sont signalés». «Mais il faut qu’ils soient au courant», ajoute René Binet.
Le porte-parole du Regroupement croit que la municipalité devrait installer davantage de feux sonores et mettre sur pied des vérifications plus fréquentes et systématiques des feux sonores, plutôt que de le faire lors de la réception de plaintes au 311.
Il invite d’ailleurs la Ville de Québec à ne plus prendre le 311 comme seul indicateur de l’état des feux sonores.
«Les gens ne portent pas plainte parce que c’est assez complexe de faire appliquer les règles et les normes», estime M. Binet. Il note aussi que bien des personnes handicapées s’habituent à leur trajet, quitte à ne plus remarquer les risques ou les manquements qu’ils croisent.
«Le faible volume de plaintes au 311 n’est donc pas un gage de satisfaction, mais le résultat d’un système de signalement dont les maillons – de l’usager au système – sont fragilisés.»
Extrait du rapport du Regroupement des personnes handicapées visuelles Québec et Chaudière-Appalaches
Le rapport a déjà été présenté à la Ville de Québec, qui serait déjà en voie d’appliquer certaines recommandations.
Illustration(s) :
Dès qu’un feu est accompagné d’un système sonore, le virage à droite au feu rouge doit y être interdit, selon les normes routières en vigueur au Québec.
Les passages piétons avec un feu sonore émettent des sons pour indiquer aux personnes malvoyantes quand ils peuvent traverser.
Jocelyn Riendeau
Quelque 24% des traverses piétonnes avec un feu sonore évaluées par le Regroupement des personnes handicapées visuelles de Québec-Chaudière-Appalaches à l’été 2025 présentait au moins un problème.
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Radio-Canada a publié un article, le 7 février, intitulé : « “C’est humiliant” : des malvoyants obligés de dévoiler leur NIP pour payer ». Cet article présente un portrait juste et bien documenté de la situation et rassemble plusieurs témoignages d’utilisateurs ayant une limitation visuelle qui sont dans l’incapacité d’utiliser des terminaux de paiement tactiles.
Nous vous invitons à consulter l’article « “C’est humiliant” : des malvoyants obligés de dévoiler leur NIP pour payer » sur le site de Radio-Canada.
4 juillet 2026
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